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| L’Industrie a activement participée
à une conférence internationale sur l’utilisation des antibiotiques
chez l’animal et la santé publique. Organisée à Paris fin mars
1999, par l’Office International des Epizooties (OIE) en collaboration
avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture
(FAO), elle a réunit 300 délégués de 30 pays. Cette conférence a concentré son travail sur le développement de recommandations détaillées et pratiques : * L’usage prudent des antibiotiques chez l’animal * L’établissement de modèles d’évaluation du risque de l’impact potentiel de l’utilisation des antibiotiques chez l’animal, concernant la résistance, le transfert de cette résistance, et l’efficacité des antibiotiques Dans ces trois domaines l’industrie du médicament vétérinaire au niveau Mondial et Européen a engagé une série d’initiatives : 1. Usage Prudent des Antibiotiques Début 1999, les organisations mondiales représentant les vétérinaires , les éleveurs et l’industrie de la santé animale (AMV, FIPA, COMISA) ont rédigé conjointement un document qui présente une série de principes de base visant à gérer l’utilisation raisonnée des antibiotiques chez les animaux. Il constitue la base de codes de pratiques plus spécifiques qui on été ou sont en cours d’élaboration dans les différents pays. Principes de base de l’usage prudent des Antibiotiques - Les antibiotiques doivent être utilisés sous contrôle vétérinaire - Le vétérinaire doit choisir l’antibiotique, en se fondant sur son jugement professionnel, en mettant en balance les risques et bénéfices de l’antibiotique pour les humains et les animaux, et en utilisant un diagnostic bactériologique avec des tests de sensibilité lorsque cela est possible - Les indications, contre-indications en terme d’espèce et de pathologie, les posologies, délais d’attente, ainsi que les instructions de conservation doivent être respectées scrupuleusement. L’utilisation d’antibiotiques hors AMM doit être exceptionnelle, et être toujours effectuée sous la responsabilité d’un vétérinaire. - Les antibiotiques doivent être utilisés pendant un temps suffisant pour obtenir la guérison, mais pendant une période la plus courte possible pour minimiser l’exposition de la population bactérienne à l’antibiotique - Toute administration d’antibiotiques doit être consignée par écrit et archivée - L’antibiorésistance doit faire l’objet de programmes de surveillance coordonnés, et les résultats doivent être communiqués aux prescripteurs, afin qu’ils optimisent l’usage prudent. - La recherche l’alternatives économiques et efficaces à l’utilisation des antibiotiques doit être menée, ainsi que l’évaluation de leur impact sur l’antibiorésistance Ce document souligne : l’importance du contrôle par le vétérinaire de l’utilisation des antibiotiques, la nécessité d’une respect scrupuleux des indications recommandées, de la posologie, du temps d’attente, l’importance d’enregistrer par écrit les traitements, et la nécessité de recherches dans des alternatives aux antibiotiques. 2. Volume d’Antibiotiques et Surveillance des Résistances - La Fédération Européenne de la Santé Animale (FEDESA) a effectué une enquête sur la consommation d’antibiotiques chez l’animal en 1997, au niveau européen. Un nouvelle enquête Européenne est actuellement en cours de réalisation par FEDESA, concernant la consommation d’antibiotiques pour l’année 1999. - Le Centre Européen d’Etude pour la Santé Animal (CEESA) conduit une étude européenne de surveillance des résistances (EASSA) financée par 8 sociétés pharmaceutiques vétérinaires . Cette étude réalisée sur les espèces bovine, porcine et aviaire porte dans un premier temps sur deux bactéries zoonotiques (Campylobacter et Salmonelles) et une bactérie dite indicatrice (E.coli) et permettra de tester la sensibilité de ces bactéries vis-à-vis des principaux antibiotiques utilisés en médecine humaine et vétérinaire. L’objectif de cette étude est d’avoir un suivi périodique de la sensibilité aux antibiotiques des germes communs à l’homme et à l’animal et d’évaluer le risque de contamination de la chaîne alimentaire par les bactéries résistantes. 3. Modèle d’évaluation du risque - L’industrie aux Etats Unies et en Europe participe activement avec ses antibiotiques à l’élaboration et a l’évaluation de différents modèles « expérimentaux » d’évaluation du risque, quant à l’impact potentiel de l’utilisation de ces antibiotiques chez l’animal, concernant la résistance et son transfert chez l’homme. - L’industrie Européenne à travers FEDESA est un des membres du groupe de travail « Résistance Antibiotique » de la Conférence International d’Harmonisation de l’Enregistrement du Médicament Vétérinaire (VICH), chargé de faire des recommandations quant aux données nécessaires à l’évaluation des risques et son contrôle dans le cadre des dossiers d’Autorisation de Mise sur le Marché des antibiotiques. Mais il convient de terminer cet aperçu des initiatives de l’industrie en indiquant que la recherche en matière d’antibiotique est toujours soutenue. Ces dernières années, les sociétés pharmaceutiques et de biotechnologie ont augmenté leurs investissements et de nouvelles molécules attaquant les bactéries par des mécanismes différents sont en cours de développement. En, 2000, 27 « candidats – antibiotique » font l’objet de programmes de développement des deux cotés de l’Atlantique. Le fruit de ces recherches continuera de transformer le travail des médecins et des vétérinaires, sauvant des millions de vies et soulageant les souffrances associées aux infections bactériennes. (retour à l'index) |