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L’Afssa a organisé le 29 janvier dernier une
journée d’information sur l’antibiorésistance. Les
rapports et avis de l’Afssa en la matière ont ainsi été publiquement
présentés et une discussion sur l’articulation entre évaluation,
surveillance et gestion du risque a été engagée avec l’ensemble des parties
prenantes : Agence du Médicament, Direction de l’évaluation des risques
nutritionnels et sanitaires et laboratoires de l’Afssa, Ministère de la
santé, Ministère de l’agriculture, médecins, vétérinaires, éleveurs et
industrie.
Concernant le rapport « Usages vétérinaires des antibiotiques, résistance
bactérienne et conséquences pour la santé humaine », la conclusion
recommande notamment l’amélioration des outils d’information et des
modalités de production, d’analyse et d’interprétation de ces informations,
« outils indispensables à la mise en œuvre d’un plan de maîtrise
raisonnée de l’usage des antibiotiques en élevage et à l’évaluation des
conséquences sur la santé humaine » selon le rapport qui précise
également : « l’intérêt d’une coordination entre les deux secteurs,
humain et vétérinaire, a été mis en avant, dans les actions portant sur
l’alerte, la surveillance (des usages et de la résistance) ainsi que sur
l’anticipation des risques pour l’homme liés à la résistance bactérienne ».
La parole a ainsi été donnée au SIMV pour présenter les actions menées par
l’industrie du médicament vétérinaire concernant l’évaluation, la
surveillance et la gestion du risque en matière d’antibiorésistance. Au nom
du groupe technique antibiothérapie du SIMV, le Dr. Vét. Valérie Guiral-Treuil,
responsable des affaires techniques et réglementaires, a présenté les
exigences réglementaires auxquelles l’industrie doit répondre pour
contribuer à l’évaluation du risque en pré-AMM.
Il a été rappelé que l’usage des antibiotiques, au même titre que les autres
médicaments à usage vétérinaire, répond à une nécessité. |
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Outre la qualité des travaux, l’industrie
du médicament vétérinaire salue la démarche scientifique présentée par
l’Afssa. Les différents rapports permettent de donner une visibilité à
la question de l’antibiorésistance, une visibilité nécessaire face à des
enjeux non seulement de santé (animale et publique) mais également
économique pour la France, premier pays d’élevage et premier pays
fabricant de médicaments vétérinaires en Europe.
Par la voix du SIMV, l’industrie a souhaité rappeler lors de cette
journée qu’elle est et entend rester un véritable partenaire des
autorités, des vétérinaires et des éleveurs dans toute démarche
scientifique visant à analyser et raisonner l’usage de nos produits.
Au-delà du « pré-AMM », c’est dans un esprit de responsabilité que
l’industrie continue à promouvoir une sécurisation de tout le processus
de la mise sur le marché des médicaments. L’avenir de notre industrie
dépend en effet non seulement de l’innovation que nos entreprises seront
capables de proposer mais aussi d’un usage correct et raisonné de nos
produits.
Le SIMV soutient entièrement l’une des recommandations majeures évoquées
qui consiste à développer et améliorer la formation (guides de bonnes
pratiques par exemple) et la concertation entre les acteurs.
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Concernant la surveillance « post-AMM »,
l’industrie est un acteur clé dans :
- la pharmacovigilance,
- la coordination au niveau européen des réseaux de surveillance de la
sensibilité des bactéries
- la mise à disposition de ses données pour les outils de surveillance (par
exemple transmission de ses volumes de ventes en France en toute
transparence).
Enfin, sur le volet gestion du risque, l’industrie :
- contribue à la mise en œuvre d’un des outils de gestion qu’est l’AMM
(contribution propre) notamment grâce aux interactions industrie/ autorités
- maîtrise la promotion du médicament vétérinaire (contribution propre) dans
une démarche déontologique
- assure la promotion de la sécurisation de la filière du médicament
vétérinaire (contribution partagée avec les vétérinaires et les éleveurs).
L’industrie, par son implication dans la recherche et le développement,
offre un éventail de solutions pour faire face aux maladies infectieuses
(antibiotiques, vaccins). Pour cela, une démarche scientifique est
indispensable ; l’évaluation et la surveillance doivent se poursuivre, et
les mesures de gestion du risque en découler.
L’industrie a conscience de son rôle dans la problématique de
l’antibiorésistance et s’intègre dans un réseau d’acteurs mobilisés et
responsables. L’usage raisonné en est une traduction
Plus d’information :
Présentation
complète du SIMV –
Dossier d’information sur les antibiotiques |