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Le marketing : les
témoignages des entreprises du médicament vétérinaire
Le SIMV a interviewé parmi ses adhérents des
responsables de départements qui vous feront découvrir la
réalité de leur métier ...
Madame
Aurélie VERHULST,
Chef de produit Animaux de rente chez VETOQUINOL.
Comment est structuré le
département marketing chez Vétoquinol ?
Nous sommes organisés en deux départements : un département
« animaux de rente » avec trois chefs de produits dont un qui a
en charge l’équine et un département « animaux de compagnie »
avec également deux chefs de produits. Nous ne sommes pas tous
de formation vétérinaire mais nous nous appuyons sur les
compétences de nos responsables techniques, avec lesquels nous
travaillons en binôme. Ils nous apportent notamment tout l’appui
technique nécessaire à la réalisation de nos documents tant à
destination de nos clients vétérinaires que pour notre propre
force de vente.
Le marketing dans un laboratoire pharmaceutique vétérinaire, cela signifie quoi au quotidien ?
Nos activités sont très diverses ; la partie la plus visible
de l’extérieur consiste en la réalisation des différents
documents destinés aux vétérinaires : supports d’information sur
nos produits, guides quant à leur bonne utilisation, publicités
dans la presse professionnelle … C’est aussi l’organisation des
salons, des congrès, tous les temps forts de l’année où nous
retrouvons l’ensemble de la profession vétérinaire…
Nous réalisons également tout ce qui touche à la formation de
notre force de vente, et notamment les outils d’aide à la vente.
Il est en effet essentiel que nos délégués vétérinaires
disposent de la meilleure information possible car ce sont eux
qui relayent cette information auprès des vétérinaires. Pour
cela, nous organisons régulièrement des séminaires en interne
pendant lesquels nous évoquons un certain nombre de produits sur
lesquels nous voulons porter nos efforts en terme de
communication et pour lesquels les délégués auront à faire
passer un message important auprès des vétérinaires. Ces
réunions sont de véritables actions de formation car les
délégués doivent parfaitement maîtriser tous les aspects
techniques du médicament.
Les vétérinaires sont-ils satisfaits de leur relation avec le
délégué ?
D’après les remontées d’information que nous avons, il
semblerait que globalement, les vétérinaires sont satisfaits des
outils que nous leur proposons car ils répondent à leurs
besoins ; ils sont bien informés par les délégués dont ils
estiment que le niveau technique est bon. Il peut arriver que
les vétérinaires nous demandent des informations
complémentaires, notamment pour leurs propres clients.
Vous nous avez expliqué en quoi consiste la partie visible de
vos activités, quel est l’autre volet ?
L’autre pan de nos activités est en effet beaucoup moins
visible mais nous y consacrons beaucoup de temps ; il s’agit de
l’étude du marché et de la concurrence. Cette veille permanente
nous permet d’être à l’écoute des besoins de nos clients
vétérinaires. Notre objectif est soit de mettre sur le marché
des produits qui répondent le mieux au besoin du vétérinaire,
soit d’adapter des médicaments existants, notamment grâce à des
innovations pratiques.
L’analyse du marché et la très précieuse remontée d’information
du terrain recueillie par nos délégués vétérinaires nous
permettent de comprendre et d’analyser les pratiques
d’utilisation de nos produits par les vétérinaires et de cerner
au mieux leurs besoins. Ces informations « décortiquées » sont
ensuite transmises aux différents services concernés : le
développement, la logistique …et qui auront en charge d’étudier
les pistes d’amélioration et de progrès.
Vous travaillez sur le secteur de la rurale, pouvez-vous nous
parler d’innovation ?
Il y a eu sur le marché rural des innovations importantes en
terme de nouvelles molécules qui permettent des pratiques
d’utilisation différentes, en terme de vaccination notamment
(des vaccins de plus en plus complets)…
Outre l’aspect recherche, l’innovation est surtout réelle en
terme de pratique d’utilisation (par exemple là où il fallait
administrer le produit plusieurs fois par jour, on n’injecte
plus qu’une fois pour une plus longue durée…).
Apparaissent également sur le marché des nouveautés telles que
le flaconnage par exemple, avec d’autres matériaux que le verre.
Nous sommes conscients qu’à l’avenir, il y aura de moins en
moins d’innovation en terme de molécules mais qu’en revanche, la
facilité d’utilisation des produits par le vétérinaire, le
confort de l’animal traité et l’environnement seront
certainement des domaines où l’innovation sera importante.
Quelles sont vos relations avec les autres départements du
laboratoire ?
Outre la grande synergie que les chefs de produits ont, au
quotidien, avec les responsables techniques, nous travaillons en
transversal avec les équipes de marketing/technique
international. Ils nous transmettent les informations en amont
sur les innovations et produits à venir, sur les nouveaux essais
…
Nous ne travaillons pas directement avec les équipes de
recherche et développement mais nous les contactons lorsque nous
avons besoin de données techniques précises. Ce sont les chefs
de projets qui constituent l’interface entre la R&D et le
marketing. Ils suivent les projets de développement du début à
la fin et sont donc en mesure de nous fournir toutes les
informations nécessaires à la communication autour du produit.
De notre côté, nous leur soumettons les remontées d’information
que nous obtenons du terrain.
Nous sommes en revanche en contact quotidien avec
l’administration des ventes, en relation directe avec nos
clients ou nos centrales.
Enfin, les services de pharmacovigilance nous fournissent de
l’information sur nos produits grâce aux rapports qu’ils
établissent et qui constituent des données très importantes pour
nous car elles reflètent une réalité du terrain.
En conclusion :
Nos efforts de communication portent sur la bonne
utilisation du médicament, et notre responsabilité au sein du
département marketing est notamment de permettre au délégué
vétérinaire de donner la meilleure information possible à notre
client vétérinaire concernant les médicaments qu’il utilisera.
Cette bonne utilisation du médicament est primordiale car c’est
non seulement la santé des animaux qui en dépend, mais aussi
l’avenir de toute notre profession.
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