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Syndicat de
l’Industrie
du Médicament Vétérinaire et Réactif
50 rue de Paradis
75010 Paris (France)
Tél. : 33 01 53 34 43 43
Fax : 33 01 53 34 43 44
Internet : www.simv.org
E.mail : simv@simv.org
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Un contrôle à 3 niveaux est assuré tout au long de la vie du
médicament vétérinaire.
1. L’enregistrement des médicaments et l’autorisation de mise sur
le marché (AMM).
Avant d’être mis sur le marché, tout nouveau médicament vétérinaire
doit faire l’objet d’une procédure préalable d’autorisation qui
consiste en un examen très approfondi effectué par les Comités
d’évaluation des Autorités nationales ou européennes compétentes.
Depuis plus de trente ans, la commercialisation d’un médicament
vétérinaire est soumise à l’obtention préalable d’une AMM qui n’est
accordée qu’après un examen rigoureux réalisé sur la base d’un
dossier complet élaboré par le laboratoire fabricant. Les objectifs
légitimes de l’enregistrement visent à attester que le médicament
est de qualité, efficace et ne présente aucun risque pour l’animal,
pour le consommateur des aliments dérivés des animaux traités, pour
les personnes qui manipulent le médicament et pour l’environnement.
Cette procédure obligatoire garantit que seules les spécialités
pharmaceutiques les plus sûres, les mieux testées et étudiées sont
mises sur le marché. Dans chaque dossier d’enregistrement sont
rassemblées toutes les données, essais, études et analyses qui vont
apporter aux experts les preuves nécessaires leur permettant de
conclure sur la base de trois critères essentiels : qualité,
innocuité et efficacité.
Un étiquetage comportant les indications, contre-indications, effets
secondaires et temps d’attente (temps qui s’écoule entre la dernière
administration d’un antibiotique à l’animal et le moment où les
teneurs de résidus dans les tissus ou dans les productions (lait,
œuf) sont inférieures aux LMR) est obligatoire. Il fait partie
intégrante du médicament et de son enregistrement et signifie pour
l’utilisateur qu’il agira dans les circonstances préétablies.
Le fabricant est également tenu d’établir et de maintenir tout au
long du cycle de vie du produit un système de surveillance quant à
son efficacité et son innocuité, appelé pharmacovigilance.
Ainsi le rapport bénéfice/risque du médicament après sa mise sur le
marché est réévalué à intervalles réguliers après sa
commercialisation, à la lumière de l’évolution des connaissances
scientifiques et de la réglementation, et surtout de la
pharmacovigilance qui permet d’obtenir des remontées du terrain sur
la sécurité et l’efficacité du médicament.
2. Lors de l’utilisation du médicament vétérinaire.
L’approvisionnement, la détention et la délivrance ne peuvent être
effectués que par des canaux dûment agréés (ayants-droit).
La prescription ainsi que l’établissement d’une ordonnance ne
peuvent se faire que par un docteur vétérinaire ; elle est
obligatoire pour les antibiotiques. L’administration du médicament
est limitée dans le temps et les médicaments utilisés pour soigner
les animaux de production sont tous soumis à un temps d’attente.
3. Après utilisation du médicament.
L’ordonnance doit être conservée pendant cinq ans par le
vétérinaire et par l’éleveur dans le registre d’élevage.
Pour les denrées d’origine animale consommables, des contrôles
aléatoires de résidus sont effectués. Pour le lait, ces contrôles
sont même systématiques.
Des réseaux d’épidémio-surveillance sont en place sur le territoire
pour réaliser une veille permanente des bactéries antibiorésistantes.
Contrôles de l’utilisation des antibiotiques en production
laitière.
La présence de
résidus antibiotiques dans le lait peut être due :
- soit à
une mauvaise utilisation,
- soit
au non respect des temps d’attente.
Dans les deux cas, ceci peut entraîner pour les principaux acteurs
de la filière lait (l’éleveur et l’industrie laitière) des sanctions
d’ordre économique et technologique. Pour chacun d’eux, l’incidence
sur leur exploitation peut être non négligeable. Ils devront pour
éviter ce genre d’incidents, s’attacher à respecter scrupuleusement
les règles de bon usage du médicament vétérinaire.
Ces contraintes techniques et ces sanctions économiques contribuent
elles aussi à garantir la sécurité des produits laitiers. |