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Syndicat de
l’Industrie
du Médicament Vétérinaire et Réactif
50 rue de Paradis
75010 Paris (France)
Tél. : 33 01 53 34 43 43
Fax : 33 01 53 34 43 44
Internet : www.simv.org
E.mail : simv@simv.org
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Quelle surveillance des bactéries résistantes sur l’animal sain ?
Afin de cerner le risque de santé publique, quatre espèces
bactériennes représentatives indicatrices ont été sélectionnées et
font l’objet d’un suivi chez l´animal sain :
-
Deux bactéries dites zoonotiques, bactéries pouvant être
responsables de maladies communes à l'homme et à l’animal :
Campylobacter et Salmonelles,
-
Deux bactéries dites indicatrices : Colibacilles et Enterococcus
faecium présentes dans la flore intestinale des animaux.
Les bactéries sont isolées à partir de prélèvements du contenu
intestinal d’animaux sains (poulets de chair et porcs charcutiers)
effectués en abattoir.
Ces prélèvements sont réalisés en France de façon aléatoire par
l’AFSSA dans le cadre d’une Convention DGAl - AFSSA.
Au niveau communautaire le Centre Européen d’Etudes pour la Santé
Animale (CEESA) pilote une étude financée par 9 laboratoires
pharmaceutiques vétérinaires pour dix pays européens. Ce programme
présente l’intérêt d’être réalisé selon une méthodologie harmonisée,
en terme de prélèvements et de concentrations minimales
inhibitrices, afin de disposer de données comparables. Il est
effectué sur les espèces bovine, porcine et aviaire, isole les E.
Coli, Campylobacter et Salmonelles et teste leur sensibilité
vis-à-vis des antibiotiques utilisés en médecine humaine.
Echantillons et analyses sont centralisés au sein d’un seul
laboratoire : Charles River (UK).
Il existe aussi, à ce même niveau communautaire, une collecte de
souches de 13 germes pathogènes différents ; elle s’effectue dans 11
pays européens en élevages porcins, aviaires et bovins.
Ce réseau VETPATH est financé par 10 sociétés et constitue ainsi une
banque de souches actualisées.
Les objectifs essentiels de telles actions sont :
-
Un suivi de la sensibilité des germes aux traitements antibiotiques
dans le cadre des maladies communes à l’homme et à l’animal,
-
Une évaluation du risque de contamination de la chaîne alimentaire
par les bactéries résistantes.
Quelle surveillance des bactéries résistantes sur l’animal malade
?
L’AFSSA, en complément d'un réseau d'épidémiosurveillance de
pathologie bovine qui existe depuis de nombreuses années, a mis en
place deux autres réseaux, l'un pour les volailles, l'autre pour les
porcs.
Ces trois réseaux forment le réseau d’épidémiosurveillance RESAPATH.
Ces actions concernent donc des animaux malades sur lesquels sont
effectués des prélèvements réalisés par des vétérinaires. Ils
adressent à des laboratoires spécialisés (publics ou privés) les
échantillons et les informations, liés à la pathologie rencontrée.
Le réseau a ainsi pour objectif de centraliser les antibiogrammes
réalisés par les laboratoires vétérinaires départementaux afin
d’améliorer la surveillance.
La sensibilité des germes isolés est testée au regard
d'antibiotiques représentatifs utilisés en médecine vétérinaire.
Les laboratoires de l’AFSSA peuvent également étudier les mécanismes
moléculaires de résistance qui pourraient apparaître.
Cette approche permet d’assurer le suivi de l’efficacité des
antibiotiques utilisés en médecine vétérinaire et d’informer ainsi :
-
les vétérinaires cliniciens sur l'effet thérapeutique à attendre,
-
l'Agence Nationale du Médicament Vétérinaire et les laboratoires
pharmaceutiques sur l'évolution éventuelle de la sensibilité des
bactéries pathogènes aux antibiotiques utilisés en médecine
vétérinaire. |