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Syndicat de
l’Industrie
du Médicament Vétérinaire et Réactif
50 rue de Paradis
75010 Paris (France)
Tél. : 33 01 53 34 43 43
Fax : 33 01 53 34 43 44
Internet : www.simv.org
E.mail : simv@simv.org
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Dans le cadre de la surveillance des antibiotiques en médecine
vétérinaire, il est tout à fait logique de mesurer les quantités
utilisées et de suivre leur évolution.
1. Quantités
Au niveau européen
Certains pays du nord de l’Europe furent les premiers à analyser ces
quantités (dont le Danemark).
L’industrie du médicament vétérinaire (FEDESA) a diligenté une
enquête en 1998 (BOATMAN 1).
Sur les 10.493 tonnes utilisées tant en médecine humaine que
vétérinaire, 52 % étaient prescrites par les médecins, 33 % par les
vétérinaires à des fins thérapeutiques et 15 % en qualité de
régulateurs de flore (additifs).
Une actualisation de cette enquête (BOATMAN 2) a été effectuée en
2001.
Sur les 13.216 tonnes utilisées tant en médecine humaine que
vétérinaire, 65 % étaient prescrites par les médecins, 29 % par les
vétérinaires à des fins thérapeutiques et 6 % en qualité de
régulateurs de flore (additifs).
Les mesures de quantités utilisées se poursuivent et leurs
actualisations sont en cours. Il est à noter que depuis le 1er
janvier 2006, tous les régulateurs de flore ont été retirés du
marché européen.
Au
niveau français
Concernant les consommations d’antibiotiques en médecine
vétérinaire, le protocole mis en place en 1999 en France présente
une particularité : en effet, il ne s’attache pas seulement à
récolter les données brutes des quantités mais il pousse
l’investigation vers les modalités d’utilisation de ces
antibiotiques.
Les modalités de recueil de ces données ont été définies entre l’ANMV
et le SIMV : quantités vendues pour chaque médicament avec le nombre
d’unités (pour chacune des présentations).
Les chiffres de 1999 à 2004 ont été publiés par l’ANMV. Ainsi, en
1999, 1317 tonnes ont été commercialisées et en 2004, 1270 tonnes,
soit une baisse de 8,5% depuis l’année 2000.
Ces quantités sont classées par familles d’antibiotiques mais aussi
par voie d’administration et par espèce de destination.
L’étude du
rapport de l’AFSSA publié en Juin 2006 et intitulé «Usages
vétérinaires des antibiotiques, résistance bactérienne et
conséquences pour la santé humaine» révèle que :
- les familles antibiotiques les plus utilisées ne sont pas
identiques en médecine humaine et animale,
- en 2002, la prise en compte de la masse corporelle totale
potentiellement traitée par année dans les populations humaines et
animales montre que l’homme consomme 201 mg/kg/an alors que l’animal
utiliserait 75mg/kg/an.
Un rapport concernant ces études quantitatives est consultable sur
le site de l’AFSSA (www.afssa.fr).
2.
Enquêtes d’utilisation
Pour
les antibiotiques destinés à plusieurs espèces, la répartition
d’utilisation entre ces différentes espèces peut poser problème
(poids des animaux, rythme d’administration…). Il est donc
nécessaire, pour avoir une analyse plus précise, de vérifier pour
chaque espèce les modalités d’utilisation.
Au sein des filières de production (porc, dinde …), des enquêtes
sont menées :
- auprès
des prescripteurs afin de mieux connaître les règles de prescription
des antibiotiques : critères de choix en fonction des pathologies,
posologies …
- auprès des éleveurs afin de mieux connaître les pratiques
d’utilisation (fréquence, posologies,
durées des traitements antibiotiques …).
L’analyse de ces différentes données doit permettre de confirmer
l’intérêt et le bien-fondé de certains protocoles de traitements
antibiotiques ou de rectifier certaines pratiques favorisant, la
survenue éventuelle de résistances. |