Quelles sont les modalités d’utilisation des antibiotiques chez les animaux ?

 

Maladies infectieuses des animaux de compagnie et de loisirs

Vivant par définition près de l’homme, les animaux de compagnie et de loisirs sont l’objet de soins particulièrement attentifs. Les traitements antibiotiques visent à l’élimination des agents infectieux (bactéries) pour assurer la guérison de l’animal. Il s’agit dans la plupart des cas de traitement individuels.

 

Maladies infectieuses des animaux de production

Pour obtenir des denrées saines (lait, viande, œufs..), il est indispensable d’élever des animaux sains. Aussi les maladies bactériennes doivent être traitées afin d’assurer la sécurité sanitaire et alimentaire, tout en respectant le bien-être animal et l’environnement.

 

Selon la pathologie constatée, le type d’animaux et le mode d’élevage l’entité clinique se limite à l’individu ou plus généralement à un groupe d’animaux.

 

Dans le premier cas le traitement est individuel et l’animal sera éventuellement isolé si un risque de contagion existe.

 

Dans le second cas, l’entité clinique sera le groupe d’animaux qui ont un contact les uns avec les autres. Le vétérinaire prescrit un traitement collectif pour l’ensemble du groupe afin d’empêcher l’extension de la maladie. Il pourra ainsi être amené à prescrire une prévention en milieu infecté au vu des antécédents (signes cliniques, analyses bactériologiques, historique des pathologies ayant pu toucher les bandes d’animaux précédentes,….)

Il choisira la voie d’administration : voie injectable, voie orale par l’eau de boisson ou aliment médicamenteux, toutes ces décisions faisant l’objet d’une ordonnance vétérinaire.

 

Les bonnes pratiques requièrent :

- une analyse des symptômes par le vétérinaire de l’élevage et d’éventuels examens complémentaires

- une prescription vétérinaire (ordonnance précisant la voie d’administration, la dose, la durée du traitement et le temps d’attente)

- une traçabilité de l’administration du traitement

- un contrôle du résultat et d’éventuelles mesures correctrices

 

La voie orale est incontournable pour les grands effectifs et est intégrée dans les bonnes pratiques d’élevage et les bonnes pratiques de soins vétérinaires.