Rhinopneumonie : diagnostic et vaccination, les outils clés pour lutter contre le virus

Rhinopneumonie : diagnostic et vaccination, les outils clés
pour lutter contre le virus

 
 

L’herpèsvirus (HPV) à l’origine de la médiatisation des cas de rhinopneumonie en Europe est bien connu de la filière du cheval.

L’industrie du médicament et du diagnostic vétérinaires innove depuis des décennies pour offrir une solution préventive à tous les équidés.

 

Les bonnes pratiques vaccinales chez le cheval conseillent fortement la vaccination des animaux par les deux vaccins inactivés qui ont obtenu une AMM en France. Ces vaccins sont même obligatoires pour la mise à la reproduction de plusieurs races équines. Ils ciblent soit le HVE-1 seul, soit les deux souches HVE-1 et HVE-4.

 

Selon l’Observatoire national de la vaccination du SIMV la couverture vaccinale dans la population équine française était de 35% de chevaux protégés en 2018. Lors de l’épizootie de rhinopneumonie de 2018, le Réseau d’épidémiosurveillance en pathologie Equine (RESPE) avait fait le lien entre ce faible pourcentage et la progression du virus.

 

En 2019, l’Observatoire national de la vaccination du SIMV estime à 32% le nombre de chevaux protégés.

 

Vacciner permet de limiter la dissémination virale et limite les signes cliniques chez les équidés infectés. Pour rappel, les virus HVE-1 provoquent généralement des infections respiratoires en France, voire des avortements. Dans le cadre de la crise actuelle, la forme neurologique a été rapportée (myélo-encéphalopathie). Les vaccins proposés actuellement ciblent d’abord la forme “respiratoire” de l’infection, mais réduisent également l’incidence des complications secondaires que sont les avortements et les atteintes nerveuses.

 

Le diagnostic reste un enjeu incontournable dans la prévention et la lutte contre la propagation du virus, comme c’est le cas actuellement. La réactivité tardive des autorités espagnoles a engendré la situation sanitaire européenne que l’on connaît.

 

L’infection à HVE-1 peut être décelée 70 jours postinfection dans plusieurs tissus. Les équidés infectés le sont à vie, l’herpèsvirus passant alors de phases de latence à des périodes symptomatiques.

 

Il n’en demeure pas moins que la vaccination reste un acte vétérinaire et que l’homme de l’art ne vaccinera qu’en connaissant l’état de santé du cheval, afin de donner les meilleures chances au vaccin de jouer son rôle protecteur des individus en préparant le système immunitaire.

 

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