La recherche animale et l’innovation en médecine vétérinaire - Peut-on se passer d’essais sur animaux ?

La sécurité d’emploi et l’efficacité d’un médicament vétérinaire doivent être documentées. Il s’agit notamment de déterminer la marge de sécurité et les effets indésirables attendus chez l’animal dans les conditions normales et en cas de surdosage.

Nous nous attachons à faire évoluer la Réglementation qui s'impose à nous et qui rend obligatoire le recours aux animaux tant pour développer des médicaments vétérinaires que pour en contrôler la qualité. Nous soutenons les initiatives règlementaires en ce sens, comme nous nous y sommes engagés en signant la charte de transparence. Voir premier bilan après un an.

 

Pour le développement d’un médicament vétérinaire, la première approche est toujours le recours aux méthodes qui ne font pas appel aux animaux : méthodes in silico (modélisation informatique), bibliographie, méthodes in vitro.

Nous disposons désormais d'une boîte à outils de nouvelles méthodologies d'approche appliquées dans le secteur des cosmétiques notamment qui permettent de démontrer la sécurité des produits.  La littérature scientifique nous indique que ces données, lorsqu'elles sont combinées avec des informations sur l'exposition à l'aide d'approches informatiques, pourraient être utilisées pour évaluer les produits dans un cadre réglementaire.

Lorsque ces méthodes ne sont pas disponibles et/ou lorsque la réglementation l’impose, les études sur animaux sont conduites pour vérifier la sécurité, l’efficacité et la qualité des produits développés. Pour le développement du médicament vétérinaire, la plupart des études sont réalisées sur les espèces de destination, c’est-à-dire les espèces pour lesquelles sont développés les produits et qui vont en bénéficier après mise sur le marché : chiens, chats, chevaux, bovins, moutons, chèvres, porcs, poules, poissons, etc. Les études sur espèce de destination sont équivalentes aux études réalisées sur l’homme pour le développement du médicament humain, elles sont donc, en l’état actuel des connaissances scientifiques, incontournables.

 

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